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Quelle reconnaissance ?   arrow

[ Quelle reconnaissance ? ]

Non respect de la diversité culturelle et violation des droits de l’homme…

La plupart des Etats sont composés d’une diversité de peuples, communautés, minorités, de langues et de cultures différentes.

Cette diversité de langues et de cultures est une richesse qui appartient au patrimoine de l’humanité. Elle est aussi la garante de la créativité de la société, du pluralisme, de la démocratie et du respect de la personne humaine.

Néanmoins plus de 50% des 6000 langues du monde sont en danger de disparition. Notre diversité linguistique doit par conséquent être préservée face au risque d’uniformisation engendré par un grand marché qui réduirait la culture à de simples objets de consommation de masse.

Mais elle est aussi mise en cause dans les Etats où un groupe dominant a imposé sa langue et sa culture aux membres des autres groupes qui se trouvent ainsi privés du droit d’être reconnus et de se réaliser pleinement dans leurs langues et dans leurs cultures, dans leurs identités.

Cette absence de reconnaissance des groupes linguistiques et culturels a souvent des conséquences graves dans la perte de l’estime de soi, dans la dévalorisation de la personne qui induit des conduites pathogènes telles que suicides, alcoolisme, consommation de drogues, maladies mentales et violence, mais aussi dans la déstructuration du tissu social.

Elle est contraire à l’article 27 du Pacte international sur les droits civils et politiques à l’article 30 de la convention relative aux droits de l’enfant ou encore à la Convention de l’UNESCO sur la lutte contre la discrimination dans le domaine de l’enseignement (article 5c notamment) qui prévoient que les membres de ces groupes ont le droit d’avoir leur propre vie culturelle et d’employer leur propre langue avec les autres membres de leur groupe.

Elle est aussi en contradiction avec la Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle qui affirme sans ambiguïté que « cette diversité s’incarne dans les groupes et les sociétés composant l’humanité « , que « les droits culturels sont partie intégrante des droits de l’homme, qui sont universels, indissociables et interdépendants « …  » que toute personne a droit à une éducation et une formation de qualité qui respectent pleinement son identité culturelle « .

Le Comité des droits économiques, sociaux et culturels des Nations Unies a eu l’occasion de rappeler:  » l’égalité devant la loi ne permet pas toujours d’assurer l’égalité de la jouissance des droits de l’homme, et en particulier des droits économiques, sociaux et culturels, par certains groupes minoritaires dans un pays.

En effet, en empêchant certains groupes, peuples ou communautés de faire usage de leurs langues à l’école et dans les media, dans la vie publique, ou en limitant abusivement cet usage, en occultant aussi leur propre histoire à certaines populations, voire en la falsifiant au profit d’une histoire officielle de l’Etat, c’est la liberté d’expression et la liberté de pensée et de conscience, et même le droit à la vie privée et familiale des personnes qui font partie de ces groupes qui peuvent être violés (articles 17, 18 et 19 alinéa 2 du Pacte).

En outre, en ne reconnaissant qu’une seule langue et une culture sur tout le territoire, l’Etat crée une discrimination entre le groupe dont l’identité est ainsi pleinement reconnue et valorisée, et les groupes qui ont une langue et une culture différentes et dont l’identité et la culture sont niées ou dévalorisées (articles 2 alinéa 1 et article 26 du Pacte). Aussi, une nouvelle sensibilité pour notre diversité linguistique et culturelle en danger est nécessaire.

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