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L’acharnement jacobin…   arrow

[ L’acharnement jacobin… ]

Il a fallu attendre le changement politique de 1981 et l’arrivée de François Mitterrand pour que se desserre un peu l’étau jacobin avec la décentralisation de Gaston Deferre, la création de la première licence d’enseignement du breton, puis d’un CAPES, deux ou trois heures de breton par jour à la radio et par semaine à la télévision.

Mais ce n’est qu’en 2001 qu’a été créé un concours pour le recrutement d’enseignants bilingues français/langue régionale, malgré des créations de postes insuffisantes.

Les medias audio-visuels, toujours centralisés, ne laissent toujours qu’une place limitée au breton comme aux autres langues régionales. TV Breizh, télé régionale privée bilingue se voit refuser les canaux hertziens qui lui permettraient d’étendre son audience en Bretagne.

Car la volonté d’éradiquer ces langues et cultures n’a pas disparu.

Bien au contraire, elle resurgit. La volonté de réappropriation de leur langue par les Bretons étonne d’abord puis inquiète les jacobins qui croyaient en avoir fini avec elle. Bernard Poignant député maire PS de Quimper puis député européen, révèle dans le film de Pierrick Guinard pour France 3  » Brezhoneg, un siècle de breton  » :  » quand naît Diwan… fin des années 70 .. il n’y a pas grand monde à être tracassé car personne n’y croit… Ça ne durera pas…Y’a qu’à attendre….Le ministère ne comprend pas… Ils n’ont pas le droit de franchir la porte du ministère de l’Education nationale…. Et le problème, c’est que ça a duré…. « 

L’extrême affaiblissement des langues, après plus d’un siècle d’éradication, permet pourtant à l’Etat jacobin de desserrer légèrement l’étreinte. Mais l’objectif d’uniformité linguistique demeure la ligne de force politique. Ainsi, le 11 mars 2003, le ministre de l’enseignement scolaire Xavier Darcos répond au député breton Pierre-Yvon Tremel:
 » les langues régionales sont des outils de développement culturel(…) Il convient de les développer, de les promouvoir et de les protéger lorsque cela s’avère nécessaire, et ce bien-sûr, dans le respect des lois de la République et des principes qui la fondent, dont le principe de l’unicité de la langue « .

< La résistance bretonne

Briser le renouveau et refuser l’usage des langues… >