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[ La résistance bretonne ]

Et pourtant, en Bretagne comme ailleurs, une résistance à cette assimilation forcée a toujours existé. Dès 1831, par exemple, le préfet breton de Vannes déclarait :  » mais une langue vivante est un peuple.

Faire mourir une langue, c’est faire disparaître une individualité de la famille des nations ; c’est détruire un système d’entendement, un caractère national, des mœurs, une littérature. La philosophie et la morale condamnent également cet espèce de meurtre « . Au 19e siècle, des chercheurs comme La Villemarqué ont commencé à recueillir la littérature populaire (Le Barzaz Breiz), des érudits ont créé des grammaires et des dictionnaires, une école littéraire comme Gwalarn a vu le jour au début du 20e siècle, des mouvements populaires comme Ar Falz pour les instituteurs laïcs ou le Bleun Brug dans l’enseignement catholique, ont défendu l’enseignement du breton ou de la culture, de l’histoire bretonne. Les communes ont voté massivement des motions pour l’enseignement du breton.

Une première fois, en 1951, l’enseignement de quatre  » langues régionales  » (breton, basque, catalan, occitan) est autorisé. Mais, sans moyens ni volonté politique, cette loi reste pratiquement lettre morte.
En fait malgré les manifestations populaires, de plus en plus nombreuses, il faut attendre 1977 et la création des premières écoles maternelles Diwan par le mouvement breton lui-même pour commencer à voir un développement du breton dans l’enseignement.

Après les écoles basques de Seaska, créées en 1969, sur le modèle des écoles francophones au Canada anglais, elles sont un acte de résistance face à la mort programmée du breton. En 1977, dans la dynamique d’un renouveau exceptionnel de la culture bretonne musique, chant, danses…) porté par un mouvement associatif intense, la Charte culturelle de Bretagne est signée entre l’Etat et les cinq départements bretons (Côtes-du-Nord, Finistère, Ille-et-Vilaine,Loire-Atlantique et Morbihan) ainsi que l’Etablissement public régional de l’époque. Cette Charte s’affirme comme  » un acte de reconnaissance de la personnalité culturelle de la Bretagne et l’engagement d’en garantir le libre épanouissement. Elle répond au désir de respect de leur identité exprimé par la population bretonne et ses élus.

Cette résistance a fait dire en 1984 au Général de Bollardière, ancien combattant de la France Libre, anticolonialiste, emprisonné pour avoir refusé et dénoncé la torture instituée par la République Française en Algérie, et qui présidait avec son épouse Simone, le comité de soutien aux écoles Diwan:  » nous observons avec un intérêt passionné la naissance des écoles basques de Seaska, de la Scola Corsa et de Diwan en Bretagne. Secouer notre hébétude devant une évolution que nous ne maîtrisons pas, retrouver à travers les langues des peuples qui refusent de mourir une sagesse qui a su assurer la durée et l’épanouissement de la vie, c’est peut-être un des combats dont dépend l’avenir de l’homme « .

 

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